Monday, April 15, 2013

Harnessing the Internet to Drive Socio-Economic Development in Africa

Over the last few years Internet penetration has continued to grow in Sub-Saharan Africa.  While the access gap remains significant in most countries, policy makers and the public now know that it’s not just a question of getting more Africans online, but also about the economic benefits that the Internet can bring.  For example, last year a study in South Africa showed that the Internet economy contributes up to $7.1 billion/R59-billion (or 2 percent) to South Africa’s gross domestic product.

A new report by Dalberg Global Development Advisors, supported by Google Africa, is one of the first studies to examine the Internet’s impact on, and potential contribution to, social and economic development in several Sub-Saharan Africa countries. It reveals how Internet-enabled services are affecting the public and private sectors in agriculture, health, finance, education, governance, energy & transport, and SME growth. The report also analyses the pre-conditions for impact, looking at both business and ICT infrastructure as well as factors that influence how and why users get online. The findings are based on a survey of 1,300 organizations in Ghana, Kenya, Nigeria, and Senegal. 

One of the key findings of the report is that Small and Medium Enterprises (SMEs) are surprisingly optimistic about the Internet’s potential. More than 80 percent of SME owners expected that the Internet will help them grow their business. In addition, the report identifies big opportunities for cost savings as businesses shift to enterprise systems powered by the Internet. For example, in Kenya the National Health Insurance Fund (NHIF) reduced its administrative costs from 60% to 32% by automating its claims processing, accessing real-time data and tracking payment processes. In agriculture, access to online information is creating price transparency, improving supply chain management and providing climate and growth data which ultimately reduces costs and increases farmer incomes. For example, Manobi’s time to market service estimates that it has increased gum producer incomes by 40-50% by creating price transparency across local and international markets. Another interesting development is the growing linkage between mobile money and commerce, with services like Pesapal, MTN mMoney and Pagatech creating the infrastructure to generate Internet-based commerce. Meanwhile in healthcare, organizations are leveraging the Internet to reduce training costs for nurses.
 
The primary challenge for policymakers is to align policy across three dimensions - ICT policy, sector policy and general policies for doing business - in order to create the right environment to capture the Internet’s potential. Some governments in the countries featured have succeeded in creating the right market conditions. However, policymakers need to ensure ongoing investment in both core infrastructure and the conditions that drive Internet usage, including access, awareness, and attractivenes. These are needed to foster thriving ecosystems that drive both economic and social gains. Without such investments, policy makers risk missing out on the full benefits of the Internet.
We hope that this report will help governments and policymakers across the region better understand how they can take advantage of the Internet to drive their economies, to remain competitive and to benefit their citizens. You can learn more at http://www.impactoftheinternet.com

 Posted by Ory Okolloh, Policy and Government Relations Manager, Google Africa


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Exploiter Internet pour favoriser le développement socio-économique de l'Afrique

Au cours des dernières années, la pénétration d'Internet n'a cessé de s'étendre en Afrique sub-saharienne. Alors que l'accès à Internet reste très inégal dans la plupart des pays, les décideurs comme le public ont pris conscience aujourd'hui que l'enjeu n'est pas seulement de donner un accès Internet aux Africains : c'est l'économie toute entière qui peut en tirer parti. Par exemple, une étude menée en Afrique du Sud l'année dernière a montré que l'économie générée par Internet contribue à hauteur de 7,1 milliards $ / 59 milliards R (soit 2 %) du PIB de l'Afrique du Sud.

De même, Dalberg Global Development Advisors a conduit, avec le soutien de Google Afrique, l'une des premières études sur l'impact et la contribution potentielle d'Internet sur le développement économique et social de plusieurs pays d'Afrique sub-saharienne. Ce rapport révèle le rôle des services Internet dans les secteurs public et privé de l'agriculture, de la santé, de la finance, de l'éducation, des gouvernements, de l'énergie et des transports et la croissance des PME. Le rapport tient également compte du contexte environnant, notamment les infrastructures en place en matière de technologies d'informations et de communication, le tissu économique ainsi que les facteurs qui déterminent le comportement et les motivations des utilisateurs. Les résultats de ce rapport se basent sur une étude menée auprès de 1300 organismes du Ghana, du Kenya, du Nigeria et du Sénégal. 

L'une des principales conclusions de ce rapport est que les Petites et Moyennes Entreprises (PME) sont étonnamment optimistes quant au potentiel d'Internet. Plus de 80 % des chefs de PME s'attendaient en effet à ce qu'Internet les aident à développer leur business. De plus, le rapport identifie le très grand potentiel d'économie de coûts que représente la transition des entreprises vers des systèmes basés sur Internet. Ainsi au Kenya, le NHIF (National Health Insurance Fund) a réduit ses coûts administratifs de 60 % à 32 % grâce à l'automatisation du traitement des réclamations, l'accès à des données en temps réel et le suivi des paiements. Dans le domaine de l'agriculture, la transparence sur les prix qu'apporte l'accès à des informations en ligne permet d'améliorer la gestion de la chaîne d'approvisionnement et de disposer d'informations sur la météo et la croissance qui au final permettront de réduire les coûts et d'améliorer le revenu des agriculteurs. Le service Time2Market de Manobi, par exemple, aurait permis, selon Manobi, d'augmenter le revenu des producteurs de gomme de 40 à 50 % en instaurant une transparence des prix sur les marchés locaux et internationaux. Autre évolution intéressante : le lien de plus en plus serré entre le commerce et les paiements mobiles, avec des services tels que Pesapal, MTN mMoney et Pagatech qui apportent l'infrastructure nécessaire au commerce sur Internet. Les établissements de santé l'ont aussi compris : ils utilisent actuellement Internet pour réduire les coûts de formation des infirmières.  

Le premier défi qui s'impose aux décideurs est de faire coïncider leurs actions à trois niveaux : les technologies de l'information et de la communication, les politiques sectorielles et les politiques générales en matière d'entreprises, afin de créer un environnement favorable à l'exploitation du potentiel d'Internet. Certains gouvernements des pays représentés dans le rapport ont réussi à créer les bonnes conditions de marchés. Quoi qu'il en soit, les décideurs doivent faire en sorte qu'un investissement continu soit apporté à l'infrastructure de base d'Internet et aux conditions nécessaires à son utilisation (accessibilité, connaissances et attractivité) . Ces conditions sont indispensables pour stimuler les écosystèmes en plein essor, qui généreront à leur tour des gains économiques et sociaux. Sans ces investissements, les décideurs risquent de passer à côté du plein potentiel qu'Internet peut apporter. 

Nous espérons que ce rapport aidera les gouvernements et les décideurs de la région à mieux comprendre dans quelle mesure Internet peut les aider à booster leur économie, à rester compétitifs et à améliorer la vie de leurs concitoyens. Pour en savoir plus, rendez-vous sur http://www.impactoftheinternet.com.  

Publié par Ory Okolloh, responsable stratégie et Relations gouvernementales, Google Afrique