The Power of Getting Online

Thursday, July 29, 2010 | 11:50 AM

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Deep in a maze of streets in Dar es Salaam, Gregory Mchopa picks up his paint brush and studies the empty canvas. He closes his eyes and visualizes his next painting, whether that be a group of Maasai women collecting water from a well, or villagers dancing before a brilliant Tanzanian sunset. For years, Gregory has been capturing the rich heritage of the Tanzanian Maasai with painstaking dedication. His delicate strokes against the canvas radiate a warmth and brightness unrivaled by his peers - one that had once never reached far beyond that maze of streets in Dar es Salaam.


It wasn't until the summer of 2007 that I first had the privilege of meeting Gregory Mchopa and witnessing his work. I had traveled to Tanzania to serve as a volunteer for google.org's SME training program called "Believe, Begin, Become", during which we met with local businesses in Dar es Salaam and gave presentations with the goal to spark local economic growth. We spoke before local entrepreneurs, established businessmen, and government politicians; but it wasn't until we met a young artist deep in that maze of streets that we truly recognized the potential for sparking local enterprise. After watching Gregory paint a brilliant work of three Maasai women carrying water over their heads to the backdrop of a sweeping red sky, he sat down to explain the difficulties of being an artist in Tanzania: a limited market, a lack of connectivity, and an absence of distribution channels.

Gregory suffered not for lack of passion or talent, but from the lack of technologies and services that could broadcast his work to a far wider audience. After returning to the States, I decided to take on an independent project and worked with BRUTE LABS (a non-profit I founded with several other Googlers) to build a simple website, www.mchopa.com, that would bring Gregory's work before a global audience. Using several Google tools that are free and easy to use - App Engine, Checkout, Spreadsheets, Gmail - we developed a website and interface for Gregory that serves as an open source model for other artists in the developing world seeking to showcase and sell their work.

Since the launch of mchopa.com in 2009, Gregory has sold 47 paintings and kept all of the profits. Perhaps more significantly, Gregory's web presence has connected him with gallery representatives and individual collectors in the US, Canada, and the UK, many of whom have requested custom works for display. The culture of the Maasai has now spread to people around the world.

Deep in that maze of streets in Dar es Salaam, Gregory Mchopa continues to faithfully wield his paint brush, capturing the heritage of his country and people. But through Google's online suite of tools, he now wields the power to broadcast his work far beyond that maze of streets to a global audience of buyers, suppliers, and admirers. The only question left for us now: who's the next Gregory Mchopa?



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Le pouvoir de la Toile

Quelque part au milieu du dédale de ruelles de Dar es Salaam, Gregory Mchopa, le pinceau à la main, se concente sur sa toile encore blanche. Il ferme les yeux et visualise la scène de son prochain tableau : peut-être des femmes Maasai puisant de l’eau au puits ou encore des villageois dansant dans la splendide lumière d’un coucher de soleil tanzanien... Voilà des années que Gregory capture soigneusement le riche patrimoine du peuple Maasaï de Tanzanie. Ses peintures délicatement exécutées émettent une chaleur et une luminosité qu’on ne trouve nulle part ailleurs chez ses confrères, chaleur et luminosité qui n'avaient jamais dépassé le coeur des ruelles de Dar es Salaam.

Ce n’est qu’en été 2007 que j’ai eu le privilège de rencontrer Gregory Mchopa et de découvrir son travail. J’étais venu en Tanzanie en tant que bénévole pour participer au programme de formation de google.org destiné aux PME et baptisé "Believe, Begin, Become" (Croire, Commencer, Devenir). Dans le cadre de ce programme, nous avons été en contact avec des entreprises locales de Dar es Salaam et fait des présentations pour booster l’économie locale. Nous nous sommes adressés à des entrepreneurs locaux, des hommes d’affaires établis, des hommes politiques. Mais c’est en rencontrant ce jeune artiste qui travaillait dans les rues que nous avons réellement saisi le potentiel disponible pour développer l’entreprise locale. Après avoir peint devant nous un magnifique tableau représentant trois femmes Maasaï portant de l’eau sur leurs têtes avec un immense ciel rouge en toile de fond, Gregory s’est assis et nous a expliqué la difficulté d’être un artiste en Tanzanie : marché limité, isolement et absence de canaux de distribution.

Ce dont Gregory manquait ce n’était ni de passion ni de talent mais de technologies et de services pour l’aider à diffuser son travail auprès d’un plus large public. De retour aux Etats-Unis, j’ai décidé de lancer un projet indépendant et j’ai travaillé avec BRUTE LABS, une initiative à but non lucratif que j’ai fondée avec plusieurs autres Googlers, pour créer un site Web, www.mchopa.com qui rende les oeuvres de Gregory accessibles au public dans le monde entier. A l’aide de plusieurs outils Google, gratuits et faciles à utiliser (App Engine, Checkout, Spreadsheets, Gmail), nous avons mis sur pied pour Gregory un site Web et une interface, lesquels serviront aussi de modèles en open source pour d’autres artistes des pays en voie de développement qui cherchent à montrer et à vendre leurs oeuvres.

Depuis le lancement de mchopa.com en 2009, Gregory a vendu 47 toiles et gardé tous les bénéfices de ses ventes. Peut-être plus important encore, la présence de Gregory sur le Web a permis de le mettre en relation avec des représentants de galeries et des collectionneurs privés aux Etats-Unis, au Canada et au Royaume-Uni, dont nombre d’entre eux lui ont commandé des oeuvres dans le but de les exposer. La culture Maasaï se fait ainsi connaître dans le monde entier.

Quelque part dans le dédale des ruelles de Dar es Salaam, Gregory Mchopa continue de manier son pinceau avec toujours autant de méticulosité, pour capturer l’héritage de son pays et de son peuple. Grâce à la suite d’outils en ligne de Google, il peut aujourd’hui se servir de la Toile pour diffuser son travail bien au delà des frontières de la ville et toucher un public mondial d’acheteurs, de fournisseurs et d’admirateurs. Il nous reste une seule question aujourd’hui : qui sera le prochain Gregory Mchopa?